Histoire des Noms des Rues

Sources : LAMANT Hubert, « Eaubonne en 1900 », pages 115-125, Publication du Cercle Historique et Archéologique d'Eaubonne et de la Vallée de Montmorency (1976), reproduit ici avec l'aimable autorisation du Président du Cercle. Notices revues et complétées par Paul Morse (2012).

 

Abbé de l’Épée (rue)

Ancienne partie du chemin des Vignolles (chemin rural n° 16), dénommée ainsi en 1928. Charles-Michel, Abbé de l’Épée (1712-1789) est le fondateur d'une école pour sourds-muets auxquels il apprit à se faire comprendre par signes.

Acacias (rue des)

Voie nouvelle en impasse sur la rue du Général-Leclerc

Architecte Ledoux (avenue de l')

Ouvert au milieu du parc du Petit-Château à la suite du lotissement de celui-ci en 1926, la rue reçut logiquement le nom de l'architecte Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806) qui est à l'origine de Petit-Château qu'il construisit vers 1776 à la demande de Florent Le Normant de Mézières ; seigneur d'Eaubonne.

Aristide Briand (rond point)

Inexistant avant 1866, ce rond-point fut formé à la suite d'un accord entre la commune et le Général Merlin, propriétaire de Petit-Château. En 1900, seules rejoignaient ce rond-point les rues Nationale (Avenue de l'Europe), de Montlignon (Avenue de Budenheim), d'Ermont (rue George-V) et de la Gare (rue du Général-Leclerc). Toutes les autre artères actuelles, dont le Boulevard de la République ouvert en 1913, étaient inexistantes. Appelé primitivement Place des Chaînes à cause des chaînes formant l'entrée du parc du Petit-Château, le rond-point prit le 23 mars 1933 le nom d'Aristide Briand (1862-1931), ancien ministre des Affaires Étrangères et Président du Conseil ; auteur des accords de Locarno (nom que la ville donna à une rue le 21 octobre 1927) et Prix Nobel de la Paix en 1926. Sa physionomie fut profondément modifiée par la construction en 1996-1997 de la ZAC George-V, qui supprima l'arrivée sur la place du Boulevard du Petit-Château.

Audience (rue de l')

Ancien chemin de l'Audience dont le nom évoque l'Audience ou siège de justice qui, à Eaubonne, se tenait au centre de l'ancien seigneurie, dans un petit bâtiment près de l'Hôtel de Mézières

Beauséjour (rue)

Ancienne allée Beauséjour et son prolongement dans le parc du Petit-Château, dénommée rue Beauséjour le 29 mars 1928 après son raccordement avec la rue Madame d'Houdetot qui venait d'être tracée après le lotissement du parc en 1926.

Budenheim (avenue de)

Ancienne partie de la route de Montlignon, cette artère fut ouverte en 1866. Auparavant, la route de Montlignon suivait le tracé de la rue du Docteur-Peyrot. Le nom actuel évoque le jumelage en 1968 entre les villes d'Eaubonne et de Budenheim, près de Mayence en Allemagne.

Carnot (rue)

D'après Sadi Carnot (1837-1894), président de la République de 1887 à 1894. Il fut assassiné le 24 juin 1894.

Cerisaie (rue de la)

Le parc de la Cerisaie occupait la superficie comprise entre les rues du Docteur-Peyrot, Tarbé-des-Sablons, George-V et Marcel-Sembat, et correspondait approximativement au fief de Bussy, appelé aussi de La Couldraye, nom resté au lieu-dit cadastral. Auparavant la rue de la Cerisaie s'appelait rue Jules-Ferry car elle devait constituer la prolongation de celle-ci, mais la construction de la rue Joseph-Bethenod au milieu des lotissements des « Castors » en 1952-1954 mit fin à ce projet.

Chardonnerets (sente des)

Sente ainsi nommée le 29 mars 1928, donnant sur la rue de Locarno

Charles-de-Gaulle (carrefour)

Le 30 juillet 1959 le Conseil Municipal décida de débaptiser le carrefour formé par les RN 309 et 328. Le nom du Général, alors chef de l’État, fut proposé. Cela entraina de vives discussions au sein de l'assemblée, une partie de celle-ci proposant le nom de Carrefour de la Libération. Lors du vote, le 27 mai 1960, les partisans de la première solution l'emportèrent par 14 voix contre 9. La proposition de Carrefour Charles-de-Gaulle était le fait du Maire de l'époque André Mignot, la contre-proposition le fait de celui qui allait le succéder cinq ans plus tard, André Petit.

Colette (rue)

Voie privée en impasse à l'origine (la rue Louis-Masson n'existait pas encore), la rue Colette s’appelait ainsi depuis sa création en 1913. Elle fut classée dans la voirie urbaine le 5 mars 1954, et le nom de la romancière Colette (1873-1954) lui fut donné à cette voie l'année même de sa mort.

Docteur Peyrot (rue)

Ancienne route de Montlignon, alors que l'avenue de Budenheim était inexistante, cette artère aboutissait jusqu'au plan d'alignement de 1866 à une Place d'Armes et se prolongeait jusqu'à la rue de la gare. Une transaction entre la commune et le Général Merlin, propriétaire du Petit-Château permit la suppression de cette prolongation au profit du Général Merlin qui, en compensation, donnait le terrain nécessaire pour ouvrir une rue entre l'actuelle rue Emile-Zola et le rond-point Aristide-Briand. Lors du plan d'alignement de 1866, la route de Montlignon suivit le tracé de l'actuelle avenue de Budenheim au lieu de celui de la rue du Docteur-Peyrot pour aboutir au nouveau rond-point, la Place d'Armes disparaissait. L'ex-rue de Montlignon, qui longeait à droite le parc de la Cerisaie et à gauche le château du Bon-Accueil pour aboutir face au Petit-Château, reçut, le 1er juillet 1914, le nom de rue du Maroc puis, le 3 juillet 1926 celui de rue du Docteur-Peyrot, qui était propriétaire de terrains limitrophes.

Fraternité (chemin de la)

Ancienne sente donnant sur la rue Louis-Blanc et qui reçut, le 29 mars 1928, le nom de chemin de la Fraternité.

Gaité (rue de la)

 

Gambetta (rue)

Ancien chemin herbu baptisé au nom de Léon Gambetta, avocat et homme politique (1838-1882).

Garibaldi (rue)

Évoque le souvenir du patriote italien (1807-1882), né à Nice, qui lutta pour l'unification de l'Italie et combattit pour la France en 1870-1871.

Général Leclerc (rue du)

Chemin de Grande Communication n° 38, cette artère ne suit son tracé que depuis le plan d'alignement de 1866. Auparavant, elle était coupée de la route de Montlignon par les parcs du Petit-Château et de l'Hôtel de Mézières. Baptisée rue de la gare dès son percement car reliant le centre du pays à la gare construite en 1846, elle devint rue Nicolas-II en 1915 en hommage au tsar de Russie, allié de la France contre l'Allemagne. Après la seconde guerre mondiale, cette voie fut baptisée du nom du général Philippe Leclerc de Hautecloque (1902-1947), maréchal de France, dont la deuxième DB venait d'Enghien pour libérer Eaubonne le 27 août 1944.

Georges Chabert (rue)

Troisième Cité du Nord ainsi nommé de 1928 à la guerre et qui reçut le nom de l'un des trois sapeurs-pompiers fusillés par les allemands le 25 août 1944.

George V (rue)

Ancien grand Pavé d'Ermont, puis rue d'Ermont, cette voie qui s'achevait à la hauteur de la rue du Docteur-Peyrot fut ouverte jusqu'au nouveau rond-point des Chaînes (depuis place Aristide-Briand) lors du plan d'alignement de 1866. Baptisée Chemin Départemental George-V en 1915, en hommage au roi d'Angleterre allié de la France contre l'Allemagne en même temps que les rues Albert-1er, Nicolas-II et le Boulevard de la République. Il existait autrefois une ferme à gauche de la Résidence George-V, au numéro 42, où les Eaubonnais achetaient oeufs, beurre, et lait frais jusqu'en 1970.

Grésillons (allée des)

Le nom de Grésillons se retrouve parmi les propriétaires et candidats au Conseil Municipal en 1908 et des propriétaires de la blanchisserie, place des Tilleuls.

Jardins (rue des)

Ancienne impasse des jardins dénommé rue des jardins le 29 mai 1928. Elle traverse dans toute sa largeur l'ancien domaine de la Cerisaie , lui-même héritier du fief de Bussy. L'entrée principale du manoir de la Cerisaie se trouvait à la hauteur du numéro 4, ce qui explique le pan de mur oblique qui le sépare du numéro 2 bis.

Jean Hollman (rue)

Voie créée en 1996 lorsque la construction de la ZAC George-V a supprimé l'extrémité nord du Boulevard du Petit-Château, pour éviter que ce tronçon se trouve en impasse. Jean Hollman (1912-1996) fut premier adjoint au Maire de 1953 à 1983.

Jean Macé (rue)

Ancienne rue René en impasse sur la rue des Robinettes et ouverte en rue lors du lotissement du parc du Petit-Château. Elle reçut, le 3 juillet 1926, le nom de Jean Macé (1815-1894) fondateur de la ligue française de l'Enseignement.

Joseph Bethenod (rue)

A la suite du lotissement du parc de la Cerisaie par la société immobilière « Les Castors » en 1954, l'artère traversant le lotissement d'Est en Ouest s'appela provisoirement rue Nouvelle, avant de devenir, à la demande des nouveaux habitants, le 31 octobre 1958, la rue Joseph-Bethenod en souvenir de ce grand savant de la radio-électricité, membre de l'Institut (1883-1944). Les nouveaux habitants des « Castors » étaient presque tous des employés de la Société Française de Radio-Électricité (la SFR) , filiale de la Compagnie Générale de la Télégraphie sans fil, ou CSF, dont Joseph Bethenod fut un des dirigeants jusqu'en 1944. A l'origine, la rue Jules-Ferry devait se prolonger tout droit pour rejoindre l'actuelle rue de la Cerisaie.

Jules César (chaussée)

Traversant la commune sur près de 2 km, cette ancienne chaussée romaine, construite en 358, conduisait de Troyes à Harfleur en traversant Melun, Paris, Pontoise, Rouen et Lillebonne, soit 340 km. La traversée du Val d'Oise suit un axe presque parfaitement rectiligne à partir d'Enghien et jusqu'à Fleury-sur-Andelle. Elle traverse Saint-Gratien puis Eaubonne, Ermont, et Le Plessis-Bouchard. Cette voie n'était plus qu'un chemin en 1900 qui portait le nom significatif de chemin-aux-Vaches avant de renouer avec son origine.

Jules Ferry (rue)

Rue ouverte dans le parc du château du Bon Accueil lors de la construction des Habitations à Bon Marché (HBM) en 1931, elle reçut le nom de Jules Ferry (1832-1893), ministre de l'Instruction Publique qui proclama la gratuité, la laïcité et l'obligation de l'enseignement primaire. A l'origine, il était prévue la prolongation de cette rue jusqu’au milieu du terrain de la Cerisaie, et même jusqu'à le rue Marcel-Sembat (l'actuelle rue de la cerisaie s’appelait alors aussi rue Jules-Ferry) avant que la construction des maisons « Castor » et la création de la rue Joseph-Bethenod en 1954.

Lamartine (rue)

Partie de l'ancienne rue des Vergers, entre la rue George-V et le parc du Petit-Château qui reçut le nom du poète Alphonse de Lamartine (1790-1869), le 29 mars 1928, après que le parc ait été loti et des voies nouvelles tracées. La rue fut alors prolongée entre la rue des Vergers et l'avenue Beauséjour.

Locarno (rue de)

Ancienne partie de la rue des Vignolles, allant autrefois du centre d'Ermont à la rue Tarbé-des-Sablons, qui reçut le nom de Locarno le 21 octobre 1927 en souvenir de l'accord que venaient de signer deux ans plus tôt dans cette station Suisse la France, la Belgique, l'Angleterre , L’Allemagne et l'Italie en vue du maintien de la paix. Le représentant français était Aristide Briand dont le nom fut attribué en 1933 à l'ancienne place des Chaînes.

Louis Blanc (rue)

Ancienne sente des Caillois, dénommée rue Louis-Blanc, historien et homme politique (1811-1882) le 29 mars 1928.

Louis Masson (rue)

Ancienne voie privée prévue par le lotissement partiel du Parc-Neuf (décision du Conseil Municipal du 30 mars 1929) passée dans la voirie urbaine le 5 mars 1954 en même temps que la rue Colette. Elle n'existait pas encore sur le plan d'Eaubonne de 1929, excepté une amorce d'un vingtaine de mètres à partir de la rue des jardins. Cette rue reçut le nom de Louis Masson, ancien maire-adjoint d'Eaubonne de 1896 à 1904, décédé en 1905.

Madame d'Houdetot (rue)

Élisabeth de la Live de Bellegarde, comtesse d'Houdetot, née à Paris (1730-1813) inspira à Jean-Jacques Rousseau une passion malheureuse qu'il transposa dans « La Nouvelle Héloïse ». Ces évènements se déroulèrent en 1757 à Eaubonne dans le parc du château de la Chesnais où la comtesse avait une petite maison

Marcel Sembat (rue)

Ancienne partie de la rue des Vignolles (avec la rue Locarno et la rue de l'Abbé de l’Épée) entre l'avenue Marguerite et le cimetière, cette voie reçut, sur proposition du Conseil Municipal du 3 juillet 1926, le nom de Marcel Sembat (1862-1922), homme politique, journaliste et ministre français, cofondateur du Parti Socialiste et du SFIO,

Marguerite (avenue)

Nom attribué par le Dr.Jean Baptiste Margery (médecin au dispensaire d'Ermont, chirurgien au centre chirurgical d'Ermont-Eaubonne, Conseiller Municipale d'Eaubonne...) qui créa un lotissement sur un ensemble de plusieurs terrains agricoles et de vergers qu'il acheta progressivement entre 1909 et 1912. Il créa l'avenue Marguerite (ainsi que la rue Colette) à ses frais en 1913, mais chaque nouveau propriétaire devait y apporter 3 mètres cubes de cailloux. Le cahier de charges prévoyait la mise en place de grilles en fer identiques, de poteaux de séparation en briques, et la plantation de tilleuls en façade. En 1926 un projet, qui ne vit jamais le jour, prévoyait la prolongation de cette voie au sud de la rue George-V jusqu'à la rue Madame Houdetot et de l'Architecte-Ledoux. Marguerite était le prénom de sa mère.

Maria Deraismes (rue)

Ancienne rue du Nord, baptisée du nom de la militante féministe Maria Deraismes (1828-1894). Elle co-fonda en 1869 avec, entre autres, Louise Michel, la « Société pour la revendication des droits civils des femmes », puis en 1870, l'Association pour le droit des femmes, qu'elle présida.

Marie-Eugénie (avenue)

Voie en impasse, créée en 1913 en même temps que l'avenue Marguerite et la rue Colette par le Dr. Margery, qu'une proposition non retenue du Conseil Municipal du 3 juillet 1926 voulait nommer rue Arago.

Matlock (avenue)

D'après la ville de Matlock, autrefois lieu de cure thermale dans le Derbyshire, aujourd'hui ville de 11 000 habitants en plein centre d'Angleterre, avec laquelle la ville d'Eaubonne est jumelée depuis 1992.

Pâquerettes (rue des)

Cette rue tracée à travers le parc de la Cerisaie porta initialement le nom de rue du Foyer du Fonctionnaire (mouvement précurseur des HLM, devenu 3F) avant d'être rebaptisée rue des Pâquerettes.

Parc (allée du)

Ancien chemin du Parc, devenu allée du Parc, elle existait avant le lotissement du parc de la Cerisaie. Elle fut agrandie depuis le lotissement pavillonnaire et classée dans la voirie communale le 22 mars 1975.

Parc-Neuf (allée du)

Voie nouvelle, elle évoque elle aussi le parc de la Cerisaie. Ce lotissement est postérieur à 1955.

Pendants (rue des)

Ancienne sente des Pendants, élevée au rang de rue le 29 mars 1928.

Petit-Château (boulevard du)

Tracée sur toute la longueur du parc du Petit-Château lors du lotissement de celui-ci en 1926, ce nom rappelle le château édifié par l'architecte Claude-Nicolas Ledoux vers 1776 pour Florent Le Normant de Mézières. Jusqu'en 1996 ce boulevard débouchait dans sa partie nord sur la place Aristide-Briand, une belle meulière, la maison du Dr. Berthe, avec une frise en céramiques vertes et blanches occupait la pointe formé par le boulevard et la rue du Général-Leclerc. La construction de la ZAC George-V en 1996-1997 fit disparaître la maison et un bout du boulevard. La rue Jean-Hollman fut alors créée pour dégager ce tronçon vers la rue George-V.

Première Armée Rhin et Danube (avenue de la)

Voie créée en 1965, coupant en deux la résidence « Raspail », pour relier le centre d'Ermont aux secteurs ouest d'Eaubonne au moyen d'un pont permettant la traversée ses voies du chemin de fer, notamment aux pompiers désormais installés face à l'hôpital d'Eaubonne depuis leur départ de la rue George-V et depuis la suppression du passage à niveau d'Ermont Halte. La Première Armée, créée sous les ordres du Général Lattre de Tassigny en décembre 1943, fut la composante principale de l'armée française de la Libération.

Professeur Calmette (rue du)

Ancienne rue des Caillois, mitoyenne avec Ermont et qui reçut le 30 avril 1963 le nom d'Albert Calmette, médecin et bactériologiste (1863-1933) qui découvrit, avec Guérin, le vaccin antituberculeux dit B.C.G.

Raspail (allée)

Dénommé du nom de la rue sur laquelle elle débouche le 30 novembre 1962.

Raspail (rue)

Ancienne sente des Caillois partant en équerre de la rue Marcel-Sembat et qui reçut, le 29 mars 1928, le nom du chimiste et homme politique François Raspail (1794-1878).

Robinettes (rue des)

Ancienne sente des Robinettes, du nom du lieu-dit. Le 11 septembre 1946 le Conseil Municipal décida de l'appeler rue Franklin-Roosevelt, mais une pétition des habitants fit revenir la Municipalité sur sa décision. Contrairement aux autres voies parallèles, sa numérotation est décroissant à partir de la rue du Général-Leclerc, reflétant ainsi son origine sur la commune d'Ermont.

Rosiers (rue des)

Ancienne rue du Chemin-Vert qui avait été ainsi baptisée le 29 mars 1928.

Sablons (résidence des)

Cette résidence porte le nom du lieu-dit « Les Sablons » qui signifie terrain sablonneux, et n'a aucun rapport avec Edmond Tarbé des Sablons.

Saint-Lambert (avenue)

Avenue tracée au milieu du parc du Petit-Château lors du lotissement de celui-ci en 1926. Il reçut le nom du poète Jean-François de Saint-Lambert (1716-1803), auteur des « Saisons » et amant de Madame d'Houdetot, laquelle résidait dans le parc de La Chesnaie. Ami de Florent Le Normant de Mézières, il loua à vie à ce dernier le pavillon que l'architecte Claude-Nicolas Ledoux édifia rue de Soisy (l'actuel Collège du Temps Retrouvé) et qui fut reconstruit dans le style italien au cours du XIXe siècle.

Saint-Leu (route de)

La route de Saint-Leu, ancien chemin d'Auvers à Saint-Denis, était bordé à droite par les parcs de la Croix-Sanson et du Val-Joli, puis par la briqueterie Léonard-Daniel (à l'emplacement du magasin Lidl actuel) depuis le second empire. A gauche, le lieu-dit « La Croix-Sanson » était couvert de cultures maraîchères qui s'étendaient jusqu'à Saint-Prix. Le lotissement du Val-Joli ne fut que très partiel, et ce n'est qu'en 1970 qu'apparurent les résidences de la Croix-Sanson et Edmond-Rostand.

Souvenir Français (place du)

 

Tarbé-des-Sablons (rue)

Ancienne rue Sanson, parfois appelée plus simplement rue du Cimetière, cette voie bordait au nord le parc de la Cerisaie et ce fut le propriétaire de celui-ci, Jules Huyot, maire d'Eaubonne de 1898 à 1904 puis de 1905 à 1908 qui proposa le nom d'Edmond Tarbé des Sablons, fondateur en 1868 du quotidien « le Gaulois » (ancêtre du « Figaro ») et maire d'Eaubonne de 1865 à 1871. À l'origine cette rue s'étendait jusqu'à la place Étienne-Dolet, mais fut amputée en 1935 de la section comprise entre la place et la rue Cristino-Garcia et sera dénommée rue Henri-Barbusse, puis en 1947 de la section entre la rue Cristine-Garcia et l'avenue de Budenheim qui sera dénommée rue Jeanne-Robillon. Le nom primitif de la rue, rue Sanson, rappelait Jean Sanson, garde du corps du roi vivant en 1647. La famille Sanson était originaire d'Abbeville.

Tilleuls (allée des)

Comme il existait plusieurs artères de ce nom à Eaubonne, d'où les risques de confusion, 1946 la place des Tilleuls devint place de Stalingrad, et un projet du Conseil Municipal du 3 juillet 1926 prévoyait d'appeler l'allée des Tilleuls allée Vaucanson, projet non suivi d'effet .

Val Joli (allée du)

Ce nom évoque le parc du Val-Joli, propriété de Charles Marret, maire de 1908 à 1925, et qui s'étendait de part et d'autre de la route de Saint-Leu.

Vergers (rue des)

La rue des Vergers suivait avant 1926 son tracé actuel, plus la section de la rue Lamartine jusqu'à la rue George-V. Ce n'est qu'à la suite du lotissement du parc du Petit-Château que le coude ainsi formé par la rue des Vergers fut supprimé et son prolongement réalisé jusqu'à la rue Beauséjour, elle aussi nouvellement prolongée. La nouvelle voie ainsi obtenue prit, en 1928, le nom de rue Lamartine.

Vignolles (rue des)

Voie mitoyenne avec Ermont, baptisée rue des Josettes à la demande des habitants le 9 janvier 1915, et dénommée rue des Vignolles à la demande du Conseil Municipal d'Ermont le 20 août 1927. Ce nom évoque les nombreux vignobles qui couvraient ce versant de la colline.

 

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